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Retour à la case tribunal pour Jérôme Kerviel

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Retour à la case tribunal pour Jérôme Kerviel


Posté le 25 novembre 2017 , par Bogna Romankiewicz dans EPA, France.

Après avoir fait un nouveau coup d’éclat médiatique, l’ancien trader de la Société Générale, Jérôme Kerviel se retrouve au tribunal. La cour d’appel de Versailles étudie à nouveau le cas des 4,9 milliards d’euros de dommages et intérêts réclamés à l’ancien trader par sa banque.

 

Cette somme, correspondant aux pertes que la SocGen a subies en 2008 du fait des placements de son employé.

 

Lundi, Mediapart et 20 Minutes diffusaient les retranscriptions d’enregistrements illégaux faits pendant l’instruction de l’affaire Kerviel. Chantal de Leiris, ancienne magistrate du parquet de Paris, pense savoir que la banque a sa part de responsabilité et c’est ce qu’elle confiait à Nathalie Le Roy, policière de la Brigade financière chargée de l’enquête. « Quand vous en parlez, tous les gens qui sont un peu dans la finance, ils rigolent, sachant très bien que la Société Générale savait », déclarait-elle en juin 2015. « La Société Générale savait, savait, c’est évident, évident ».

 

C’est ce que soutient Jérôme Kerviel, assisté de son avocat, Me David Koubbi, le troisième depuis le début de l’affaire. En mars 2014, la Cour de cassation reconnaissait la responsabilité de l’ancien trader, mais annulait sa condamnation à verser 4,9 milliards d’euros de dommages-intérêts à la Société Générale pour couvrir ses pertes.

 

Le businessman de 39 ans, qui est déjà passé en première instance, en appel, en cassation et aussi aux Prud’hommes, espère toujours une révision de son procès.

 

LEGENDES DES PHOTOS

 

  • ©Yoan Valat/Epa/Maxppp – Jérôme Kerview, ancien trader de la Société Générale, comparait à la Cour d’appel de Versailles, poursuivi sur sa responsabilité dans 4,9 milliards d’euros de pertes de la banque. Il est assisté par son avocat, Me David Koubbi (avec lui sur les photos 1,2 et 5). La SocGén est représentée par Me Jean Veil (photo 4).